Delphine Deguislage, Beyonce, 2014, affiche, ed. 100, 70 × 50 cm

© Ludovic Beillard

03.07.–29.09.2019

4/10 – Un inventaire critique de la collection de l’IKOB

Avec :

Marie-France Bonmariage, Ellen Brusselmans, Jeanne-Claude, Johanna Deiglmayr-Buchholz, Delphine Deguislage, Lili Dujourie, Margret Eicher, Karin Frank, Casaluce Geiger, Denise Gilles, Laurence Gonry, Maria Hasemeier-Eulenbruch, Vera Hilger, Irmel Kamp, Stefanie Klingemann, Marie-Claire Krell, Sophie Langohr, Andrea Lehnert, Barbara Leisgen, Esther Liégeois, Lilith Love, Sylvie Macías Díaz, Nora Mertes, Beatrice Minda, Karin Missy Paule, Tanja Mosblech, Yvonne Mostard, Sali Muller, Chloé Op de Beeck, Tímea Anita Oravecz, Tinka Pittoors, Andrea Radermacher-Mennicken, Jana Rusch, Bärbel Schulte Kellinghaus, Alice Smeets, Merlin Spie, Catharina van Eetvelde, Marlies Vermeulen (Dear Hunter), Sophie Whettnall, Denyse Willem

Vernissage : 30.06.2019, 17:00

En matière d'égalité des artistes hommes et femmes, l’année 2019 est manifestement une année axée sur le changement des mentalités dans certains établissements d'art et de culture. Ainsi, depuis le mois d'avril et pour une année complète, le musée Tate Modern de Londres expose exclusivement des artistes féminines issues de ses propres collections. En mettant l'accent sur les œuvres d'art réalisées par des femmes, proportionnellement beaucoup moins exposées, on entend mieux représenter la gent féminine et reconnaître à sa juste valeur sa contribution à l’histoire de l’art. Mais des projets de ce genre voient également le jour en dehors de l'art visuel. Ainsi, le Staatstheater de la ville de Karlsruhe n’a engagé que des metteuses en scène pour la saison 2018/2019. L’IKOB souhaite lui aussi apporter sa contribution à ces initiatives qui se sont déjà trop fait attendre. Nous avons donc analysé précisément nos collections et nous sommes posé la question de savoir combien parmi nos œuvres avaient été réalisées par des femmes et combien par des hommes. Il s’est avéré qu’exactement 40 % des objets de nos collections étaient l'œuvre de femmes. Quatre sur dix, ce n’est pas un mauvais résultat par rapport à d'autres musées dont la moyenne semble s’être figée autour des 25 %. À titre de comparaison, entre 2009 et 2011, la part d'œuvres féminines dans les acquisitions des musées en Rhénanie-du-Nord-Westphalie était de quelque 28 %, et seuls 22 % de toutes les expositions subventionnées par le Land étaient des expositions d'artistes féminines. Pourquoi ce faible pourcentage étonne-t-il ?
Si ce pourcentage étonne, c’est parce que depuis des décennies, la part de femmes dans les académies d'art allemandes stagne au-dessus des 60 % et qu’en matière de prix culturels publics aussi, les hommes et les femmes sont encore sur un pied d'égalité. Mais lorsqu'il s'agit de la participation à des expositions dans des galeries, des musées ou des associations d'art, les femmes se retrouvent distancées, avec des conséquences évidentes. Si l'on se penche par ailleurs sur la liste des artistes - hommes et femmes - qui connaissent le plus de succès commercial, on remarque que le nombre de femmes aux gros revenus reste encore marginal.

Comme un changement des mentalités n’est envisageable que si l'on prend conscience de cette discrimination, l’exposition 4/10 – Un inventaire critique des collections de l’IKOB entend rendre hommage aux artistes féminines de nos collections et encourager leur contribution à la singularité du monde de l’art belge et d’Ostbelgien en leur accordant plus de visibilité. Autrement dit : les hommes au dépôt, les femmes au musée.
L’exposition est une invitation à la communication. D'abord entre l’IKOB et les artistes féminines représentées dans ses collections, mais aussi entre les visiteuses et les visiteurs qui n’ont pas vu bon nombre de ces œuvres depuis longtemps, ou qui ne les ont jamais vues.

Sali Muller, The Imperceptible Self, 2016, Installation (miroir rugueux, son), 80 × 60 × 60 × 3 cm

Denise Gilles, 186, 2007-2015, Huile / Lin / Bois, 81,5 × 75,5 cm

Vue de l'exposition,

© Ludovic Beillard

Barbara Leisgen ( & Michael Leisgen), Phoenix, 1982-1998, 2 photos couleur - Cibachrome sur aluminium, Ed. 2\3, 50 × 100 cm

Vue de l'exposition,

(de gauche à droite) Maria Hasemeier-Eulenbruch avec trois dessins à la craie rouge sur papier
/ Lili Dujourie, Hommage à ... IV,1972, Vidéo, 26"51", Edition 4/36 / Laurence Gonry, El Martien y el Sex, 2003, sérigraphie 2/9, 110 × 80 cm et Katie Eyes, 2003, sérigraphie 2/9, 110 × 80 cm

Vue de l'exposition,

© Ludovic Beillard

Vue de l'exposition,

© Ludovic Beillard

Vue de l'exposition,

© Ludovic Beillard

Lilith Love, Qui vient au Dîner? 2009, Gravure lambda sur aluminium sous verre acrylique Ed. 1/1, 130 × 86,52 cm

Karin Frank, Regelsau, 2005, sculpture en bois, 46 × 18 × 17 cm

Vue de l'exposition,

© Ludovic Beillard

Vue de l'exposition,

© Ludovic Beillard

Jeanne-Claude (Christo & Jeanne-Claude), The Gates (Projet pour Central Park, New York City), 2001, lithographie, 82 × 62 cm

Vue de l'exposition,

© Ludovic Beillard

Vue de l'exposition,

Vue dans la collection, IKOB – Musée d'Art Contemporain, 2013, (c) Serge Cloot

Alice Smeets, Après le tremblement de terre, 2010, Foto, Ed. 1/15, 60 × 90 cm

Sophie Langohr, Sans titre. Image d’origine : statue de sainte par Jan van Stefferweert, 1509, Photographie couleur & Sculpture en chêne d’après le moulage du creux dorsal de « Piéta », 2016
Bois sculpté polychrome, fin du XVIe siècle, Liège, Grand Curtius, 2018

Vue de l'exposition,

© Ludovic Beillard

Andrea Lehnert, Le bain 5, 2015, huile sur toile, 105 × 140cm

Vue de l'exposition,

© Ludovic Beillard

Vera Hilger, Sans titre, 2009, huile et détrempe sur toile, 180 × 210 cm

Andrea Radermacher-Mennicken, Sans Titre, pierre naturelle et corde à sauter, 2018, pierre 27 × 21 × 19 cm, corde 3 m

Tinka Pittoors, Continuité rétroactive, 2012, acrylique sur toile, 140 × 90 cm

Vue de l'exposition,

© Ludovic Beillard

Laurence Gonry, Katie Eyes, 2003, Sérigraphie 2/9, 110 × 80 cm

Vue de l'exposition,

© Ludovic Beillard

Marie-France Bonmariage, Meuse 4, 2003, Lithographie Ed. 1/7, 56 × 61,5× 2,5 cm

Ellen Brusselmans, Sans titre, 2002, photo sur aluminium Ed.1/3, 87 × 116 cm

Esther Liégeois, Sans titre, vers 2008, fer, 131,5 × 24 × 20 cm

Vue de l'exposition,

© Ludovic Beillard

Denyse Willem, La Mort, 1989, acrylique sur papier, 76,4 × 57 cm

Vue de l'exposition,

© Ludovic Beillard

Maria Hasemeier-Eulenbruch, Christ avec Catherine de Sienne, vers 1970, dessin à la craie rouge sur papier, 20 × 11 cm

Sylvie Macías Díaz, Poupée sauteuse, 2019, Installation (différents matériaux), Dimensions variable