Rückschau 2008

ANTONIO MÁRO
Vierjahreszeitenfrau
23.11.08 - 11.01.09
täglich von 13.00-17.00 Uhr außer montags.
Die Ausstellung ist geschlossen am 25., 26. Dezember 2008 und am 1.Januar 2009

Zum 80. Geburtstag organisiert das IKOB dem Hauseter Maler
Antonio Máro eine große Übersichtsausstellung im ikob in Eupen

   

Antonio Máro – Kunst kennt bei ihm keine Grenzen – beschäftigt sich auch mit Original-Farbradierungen, Lithografien und Skulptur in verschiedenen Materialien wie Holz, Edelstahl, Bronze und Keramik.
  
Fried Rubin, im Mai 2004:  Über das Zeitgenössische im Werk Antonio Máros
  
Teilnahme an den Biennalen in Venedig, Sao Paulo oder Havanna sowie zahlreiche Auszeichnungen und Preise.
  
Máro lebt in Hauset, Belgien an der Grenze zu Deutschland.



Sophie WHETTNALL (* 1973 Brüssel)
Videoinstallationen
23.11.08 - 11.01.09

Vernissage am Sonntag, 23. November um 16 Uhr

Auf der Biennale von Venedig 2007 zeigte Sophie Whettnall Videos und Still’s

A video called “Shadow Boxing” by Sophie Whettnall shows a woman standing motionless while a boxer dances and jabs around her, his fist coming just millimeters from her face. The camera pans in. We see her hair move with the breeze of passing blows. Her expression remains impassive. She pretends to ignore the violence.




OSTBELGISCHER IKOB-PREIS 2008
31.08.08 - 16.10.08

Kunstwettbewerb für Künstler aus der DG und deren wallonischen Nachbargemeinden

Die Proklamation des oder der Preisträger(in) fand statt am Sonntag, dem 31. August 2008 um 16 Uhr im IKOB, im Rahmen einer Vernissage zur gleichnamigen Ausstellung mit  Werken der nominierten ostbelgischer Künstler(innen).

Die Stifterin des Preises, Frau Odette Noël, übergab den Geldpreis von 2500 EURO am Preisträger des Ostbelgischen Ikob-Preis 2008, Herrn Ralph Cüpper.



Ralph Cüpper

Office, 2008

MDF, Sperrholz, Mischtechnik
60 x 220 x 122 cm



Ralph Cüpper

2€/10 min., 2007

Installation, Holz, Metall
260 x 345 x 72 cm

 

Folgende Künstler waren für den Ikob-Preis nominiert:



Romain Van Wissen

L'effet d'altitude, 2008

Mixte sur toile marouflée sur panneau
122 x 100 cm

Willi Filz

Menschen im Nirgendwo, 2008
Fotografie Pigmentdruck
59,4 x 42 cm

Nora Ch. J Mertes
Otoshigami, 2007
Teil der Installation, Zeichnung, Foto, Klopapier
Dokumentation der Intervention "Otoshigami":
Toilettenpapierfiguren, auf 31 Toiletten in 31 Tagen
in Tokyo, Japan.
Foto: 12,5 x 18 cm
Installation: 300 x 600 cm

Eric Legrain

Frite bombée, 2008
Peinture émaillée sur vitre
30 x 40 cm

Bärbel Schulte Kellinghaus

Prototyp, 2004
Pappelholz verleimt und Eisengestell
66 x 100 x 100 cm


Zeitgleich findet auch folgende Ausstellung statt:

MARIN KASIMIR
Barcelona-Pavillon 1929
von Mies van der Rohe

Panoramatische Fotografie
31.08.08 - 16.10.08

   Mies 1929, 2008
   Lambda, Diasec
   150 x 250 cm

Marin Kasimir, né en 1957 à Munich, vit et travaille à Bruxelles depuis 1982.

Il développe ses premiers outils artistiques au début des années 1980 dans divers domaines : peinture, sculpture et installations. S’il s’intéresse aux principes de l’anamorphose, au bizarre, à la perspective, au reflet et à la vision panoramique, c’est pour leur trouver une validité contemporaine face à l’apothéose du simulacre et des artifices de la vision. Dès la fin des années 1980, la photographie devient le médium habituel de son activité débordante.
Il réalise un nombre considérable de panoramas photographiques, combinant méthodologies et références empruntées à la peinture et au cinéma, à la littérature et au théâtre, à l’architecture et à la sociologie, afin d’inventer une chronique dynamique de l’environnement urbain d’aujourd’hui.

Après 'Derniers encodages' (collections de Communauté française et du Mac's) et 'La Ricarda' , l'exposition de Marin Kasimir s'inscrit dans le cadre de la coopération entre la Communauté française et la Communauté germanophone en matière d'arts plastiques.

La Ministre de la Culture et de l’Audiovisuel Madame Fadila Laanan et son homologue germanophone Madame Isabelle Weykmans sont à l’origine de cette initiative qui est une première en Belgique dans le domaine des musées et des centres d'art.

L'ikob met à disposition un espace dans lequel la Communauté française expose ses artistes les plus représentatifs ou les collections publiques en Wallonie et à Bruxelles, principalement à disposition du public rhénan et transfrontalier.



Totum Pro Parte ou: Is more always less?!

Recevoir le réel et le redistribuer différemment, se baser sur la beauté existante ou essayer de la trouver là où l’on n’est pas supposé à aller la chercher, - cette qualité de “Serendipity” -, rester crédible mais vouloir extrapoler vers un ailleurs, d’espace, d’éthique et d’esthétique, - tels sont les enjeux possibles de mon travail actuel.

Si je montre dans ce “tableau”, composé de quatre images panoramiques, le pavillon de Mies van der Rohe planifié et construit en 1929 pour l’Exposition Universelle à Barcelone, démonté en 1930 pour être reconstruit entre 1983 et 1986 et depuis lors ouvert au public, il est difficilement question de parler de critique.

La beauté du pavillon est évidente, intemporelle et universelle, (plus que l’Expo du même nom!) et comme objet il exprime la même gratuité qu’une œuvre d’art, il ne sert à rien, c’est un cadeau à l’humanité. Une leçon de vues, d’espaces, de transparences, de matières, et on ne sait pas si l’on est dans une économie du luxe ou dans le luxe de l’économie.

On y va pour regarder et pour voir, et en même temps, on est vu par les autres visiteurs, on est acteur de ce pavillon, de cet espace ouvert, où l’on ne peut pas se cacher, où la dictature de l’intimité, pour citer Richard Senett, est évacuée. En fait, c’est une scène, un espace public: pur et parfait, sans être absolu ou un sanctuaire.

Où serait donc la critique?
Elle vise la vision fragmentée de la photographie traditionnelle du cadrage, limité et statique, le principe du pars pro toto auquel j’oppose le totum pro parte, l’ensemble en même temps au lieu d’un seul angle.
Et ainsi, chaque chose, chaque objet, est montré dans son contexte, chaque image panoramique représente un contexte permanent pour tout et pour tous.

Marin Kasimir 2008

„ART CONDITIONING“
Die Wechselwirkung zwischen Kunst und Öffentlichkeit, Kunst und Publikum, Einfluss, Interpretation, Verstehen und Unverständnis. Anerkennung und Ablehnung. Der Fluss zwischen der „Welt da draußen“ und der inneren Welt des Künstlers. Eine Symbiose, im besten Fall.

Dann die zwiespältige Verbindung von intimem Schaffen und entblößender Zurschaustellung, von Kunst und Markt. Dort die freie Weite, in der Kunst entsteht, hier die Enge des Museums mit seinen Mauern, Grenzen und Bedingungen.
Ein schlaffer Schlauch, aus der Museumswand tretend wie zur Belüftung: in welche Richtung zieht die Luft, die Kunst? Wer steht draußen, wer drinnen? Wer erneuert wen? Wer dient dem Anderen?

Und wer KONDITIONIERT hier wen?  


„ART CONDITIONING“
L’interaction de  l’art et du public,  influence, interprétation, compréhension et incompréhension. Reconnaissance et refus. Le flux entre le monde „extérieur“ et le monde intérieur de l’artiste. Une symbiose, dans le meilleur des cas.
Puis la relation contradictoire entre création intime et exhibition, entre art et marché. D’un coté la vaste liberté dans laquelle l’art naît et de l’autre coté l’étroitesse du musée avec ses murs, ses limites, ses conditions et ses décisions.
Un tuyau avachi, sortant du mur du musée comme une climatisation: quelle direction prend l’air, prend l’art? Qui se trouve à l’intérieur, qui à l’extérieur? C’est qui l’innovateur? Qui sert, qui est servi?

Et enfin: qui CONDITIONNE?


"The Ikob Collection"
10.02.2008- 22.06.2008

Please click on the image to get the pdf

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Guillaume Bijl
Composition Trouvée (Hommage aan James Ensor), 2006
Installation mit verschiedenen Objekten


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Jacques Charlier
Alaaf, 2007
Diasec Farbfoto,
gerahmt 167 x 181 x 15 cm

Zwei marmorierte Sockel mit Vitrinen, darin Prinzenkostüm, Zepter / zwei Kostüme von weiblichen Pagen: 2x 114 x 193 x 99 cm

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Hinten links:
Ronny Delrue
Lost memory, 2006
Print auf Alubond
Auflage 1/3
177,5 x 121 cm
Mitte:
Denmark
Daily Dust Day C, 1991
Pulverisierte Zeitungen
145 x 145 x 145 cm / 29 Perspex Boxen  
Hinten rechts:
Johan Tahon
Xanax, 2004
Skulptur, Gips und Gummi
400 x 100 x 100 cm

Eröffnung der ersten Botschaft in der Deutschsprachigen Gemeinschaft Belgiens

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am 29.03.2008 im Ikob, Loten 3, 4700 Eupen.


Die Abtei Clairefontaine
Der Legende nach sieht und hört die Gräfin ERMESINDE, während eines Aufenthaltes auf ihrem Landgut von Clairefontaine, die Jungfrau Maria, die sie bittet, dort eine Abtei  zu bauen.
Die Abtei Notre-Dame von Clairefontaine war somit geboren und sollte mehr als ein Jahrhundert lang, nach Vorbild des Heiligen Denis, die Nekropole des Prestigehauses von Luxemburg werden.
Ironie des Schicksals, die Gräfin Ermesinde, Gründerin von Luxemburg, liegt heute auf fremden Territorium begraben, denn unter dem Druck eines Hüttenbesitzers wurde Clairefontaine 1839 an Belgien abgetreten.

Clairefontaine, l’Abbaye.
C’est au XIIIème siècle, lors d’un séjour dans son paisible domaine de Clairefontaine que, selon la légende, la Comtesse Ermesinde aurait vu et entendu la Vierge Marie lui demander d’y construire une abbaye. L’Abbaye Noble des Dames de Notre Dame de Clairefontaine était née et allait devenir pendant plus d’un siècle, à l’instar de Saint Denis pour les Rois de France, la nécropole de la prestigieuse Maison de Luxembourg. Ironie de l’histoire, la Comtesse Ermesinde, fondatrice du Luxembourg, repose aujourd’hui en terre étrangère. En effet, Clairefontaine, sous les pressions d’un maître des forges, fut cédée à la Belgique en 1839.

Beschreibung :
Das Landgut von Clairefontaine, das heutzutage zum Verein  „ Oeuvres du doyenné d'Arlon“ gehört,  ist eine wunderschöne Zisterzienser Stätte, die 4 Km von Arlon und ganz in der Nähe von der Grenze zum Luxemburg entfernt liegt.
Der Besucher sieht dort eine Abtei und eine Kapelle aus dem 19. Jahrhundert, die von Jesuiten erbaut wurde und wo die Statue von Notre-Dame de Clairefontaine und das Grab der Gräfin Ermesinde in der Krypta liegt.
Dort befindet sich auch die heilige Quelle von Saint-Bernard. 


TESTAMENTSZUSATZ der Gräfin  ERMESINDE

Originalfassung in Latein
Codicillus: Ego Ermesindis comitissa lucelborgensis, corpore aegra, mente sana, meo adjungo: Nisi, mille post annis, finis temporum accidit et si meus fundus in partes tam divisus est quam humi lucelborgensi non jam quiesco, opto ut nostra abbatia clari fonti, mundi centrum facta, sit initium expugnationis patriae ut libertates concessae in libera res publica confirmentur.
Actum undecimo kalend. Mart. Anno Domini MCCXLVI.


Deutsche Übersetzung
Testamentzusatz : Ich, Ermesinde, Gräfin von Luxemburg, am Körper erkrankt aber geistig gesund, füge meinem Testament folgende Worte hinzu: Wenn das Ende der Welt noch nicht nach dem nächsten Jahrtausend gekommen ist und wenn mein Reich so zerstückelt ist, dass ich nicht mehr auf Luxemburgischen Boden ruhe, verheiße ich, dass unsere Abtei von Clairefontaine, gewachsen zum Mittelpunkt der Erde, der Ausgangspunkt einer Rückeroberung des eigenen Vaterlandes werde, ausgestattet mit den Rechten eines Freistaats und ohne Abgaben des Zehnt.
Gezeichnet im neunzehnten Tage des Kriegsgottes im Jahre des Herrn 1246.


Französische Übersetzung
Codicille: Moi, Ermesinde, Comtesse de Luxembourg, malade de corps mais saine d’esprit ajoute à mon testament: Si la fin du monde n’est pas arrivée après le prochain millénaire et si mes états sont morcelés au point que je ne repose plus en terre luxembourgeoise, je souhaite que notre Abbaye de Clairefontaine, devenue le centre du monde, soit le point de départ d’une reconquête nationale afin de garantir, dans une République libre, les franchises octroyées par nous.
Fait le 19 mars en l’an de grâce 1246.


Ermesinde, ein Kind der Politik
Im Juli 1186 erblickt die kleine Ermesinde das Licht der Welt. Neun Monate zuvor beschließ ihr Vater, Heinrich der Blinde, Graf von Namur und Luxemburg, seine Frau wieder aufzunehmen, die er vierzehn Jahre vorher verstoßen hatte. Im Alter von zweiundsiebzig Jahren wünscht er sich einen direkten Erben um seine Besitzgüter integral zu erhalten. Als ein Kind der Politik eines solchen Vaters wird Ermesinde nach einjähriger Verlobung dem mächtigen Grafen der Champagne zugewiesen, der die Ländereien beschützt. Aber der Graf stirbt bei einem Kreuzzug in Jerusalem und  Ermesinde wird vor ihrer Heirat schon zur Witfrau. Schnell findet man für sie einen neuen Bräutigam, Thiébaut, Graf des Bar. Er ist vierzig Jahre alt, sie elf. Aus dieser Ehe entstammen vier Kinder wo eines nur überlebt.
1214 wird Ermesinde zum zweiten mal Witfrau und um ihre Besitztümer zu bewahren, muss sie sobald wie möglich heiraten. Sie wählt Waléran, Lehnsherr von Monschau in der Eifel. Sein Vater ist der Herzog von Limburg und Markgraf von Arlon. Diese Heirat ist für Beide gut, denn Waléran, als einfacher Lehnsherr über Monschau wird ebenfalls Lehnherr von Arlon und darf den Titel des Grafen von Luxemburg  tragen. Ermesinde sieht sich so in seinem Schutz. Durch diese Heirat dehnt sich das Territorium zu einem kompakten Gebiet von der Mosel bis zur Ourthe aus.
1226 wird Ermesinde erneut Witfrau.  Mit vierzig entschließt sie sich, nicht mehr zu heiraten und übt eigenmächtig die Herrschaft als Gräfin von Luxemburg bis zu ihrem Tode im Jahre 1247 aus. Die zwanzig Jahre ihrer Herrschaft wurden für Luxemburg eine Zeit des Friedens und der inneren Stärkung. Dank ihrer Politik ist sie in die Geschichte als die zweite Staatsgründerin Luxemburgs aufgetreten, denn sie gibt dem Fürstentum Luxemburg alle Voraussetzungen zur Entwicklung hin zu einem modernen Staat.
Zuerst allein und später mit ihrem Sohn regiert sie das Land. Sie wird verehrt, beschützt die Klöster, verteidigt ihre Rechte und führt eine Politik der Befreiung von Lehndiensten und Staatslasten, indem sie den Städten  Echternach (1236), Thionville (1239) und Luxemburg (1244)Freibriefe ausstellt.
Sie gründet ebenfalls einige Klöster wie die von Bonnevoie, Differdange und vor allem Clairefontaine, wo sie noch heute begraben ist.
Und wie die Ironie des Schicksals es so will, die Gräfin Ermesinde, Gründerin des modernen Staates Luxemburg, liegt auf fremden Boden, denn ein Hüttenbesitzer tritt 1839 das Gelände von Clairefontaine an Belgien ab.


Ermesinde, enfant de la politique
C’est en juillet 1186 que la petite Ermesinde voit le jour. Neuf mois plus tôt, son père Henri l’Aveugle, Comte de Namur et de Luxembourg a décidé de reprendre sa femme qu’il avait répudiée quatorze ans plus tôt. Âgé de septante-deux ans,  il veut en effet un héritier direct pour conserver toutes ses possessions intactes. Enfant de la politique de son père, Ermesinde se voit fiancée à un an à peine au puissant Comte de Champagne qui protègera ses terres. Mais celui-ci part en croisade à Jérusalem où il meurt. Voilà notre Ermesinde veuve avant d’être mariée ! Qu’à cela ne tienne, on lui trouve un nouvel époux, ce sera Thiébaut, Comte de Bar. Il a quarante ans, elle, onze. Ils auront quatre enfants dont une seule survivra.
En 1214, Ermesinde est veuve. Pour préserver ses possessions, elle doit absolument se remarier au plus vite. Elle choisit Waléran, seigneur de Montjoie dans l’Eifel. Son père est duc de Limbourg et marquis d’Arlon. Cette union profite aux deux époux puisque Waléran, de simple seigneur accède au titre de Comte de Luxembourg et de marquis d’Arlon tandis qu’Ermesinde est à nouveau protégée. Grâce à ce mariage, le territoire luxembourgeois va s’étendre en un bloc compact de la Moselle à l’Ourthe.
En 1226, Ermesinde est une nouvelle fois veuve. Elle a quarante ans et décide de ne plus se remarier. Dès ce moment, elle exerce personnellement le pouvoir comtal jusqu’à sa mort survenue en 1247. Les vingt années de son règne furent pour le Luxembourg une période de paix et de consolidation intérieure. Grâce à sa politique, Ermesinde est entrée dans l’histoire comme la seconde fondatrice du Luxembourg car elle va donner à la principauté de Luxembourg tous les fondements solides qui la mèneront vers l’état moderne.
Ermesinde assure seule puis avec son fils la direction de son pays : elle reçoit les hommages, assure la protection des monastères, défend ses droits et mène une politique  d’affranchissement en octroyant des lettres de franchise à Echternach (en 1236), à Thionville (en 1239) et à Luxembourg (en 1244). Elle fonde aussi plusieurs couvents : ceux de Bonnevoie et de Differdange par exemple mais surtout celui de Clairefontaine où elle repose encore aujourd’hui. Car, ironie de l’histoire, la Comtesse Ermesinde, fondatrice du Luxembourg moderne, repose aujourd’hui en terre étrangère. En effet, Clairefontaine, sous les pressions d’un maître des forges fut cédée à la Belgique en 1839.